La Capsule, école spécialisée dans les métiers du numérique et présente sur neuf campus en France, lance une formation IA centrée sur l’automatisation et les usages opérationnels de l’intelligence artificielle. Le programme peut être suivi en présentiel ou à distance, avec un fonctionnement identique dans les deux cas : les élèves en ligne rejoignent un campus virtuel et suivent les cours en direct, en même temps que ceux présents sur site. Ce choix pédagogique vise à maintenir un cadre structuré, avec des horaires fixes et un accompagnement continu, dans un contexte où les formats à distance se sont largement développés ces dernières années.
Un format intensif pour répondre à des besoins rapides de montée en compétences
La formation s’organise sur dix semaines intensives. Ce format court s’inscrit dans une logique d’apprentissage accéléré, souvent privilégiée par des personnes en reconversion ou souhaitant acquérir rapidement de nouvelles compétences. Les élèves alternent apports théoriques et mise en pratique, avec une progression construite autour de cas concrets. L’objectif est de les confronter à des situations proches de celles rencontrées en entreprise.
« L’enjeu aujourd’hui n’est pas seulement de comprendre l’intelligence artificielle, mais de savoir à quel moment et comment l’utiliser », explique Marlène Antoinat, CEO de La Capsule.
Un apprentissage en direct, y compris à distance
Contrairement à certains formats reposant sur des contenus enregistrés, la formation repose sur des sessions en direct. Les élèves à distance suivent les cours aux mêmes horaires que ceux en présentiel, avec un formateur et un groupe. Ce fonctionnement en synchrone permet de maintenir des échanges réguliers et d’inscrire l’apprentissage dans une dynamique collective.
« Le cadre est essentiel pour progresser », souligne Noël Paganelli, CTO de La Capsule. « Le fait d’être en direct permet d’ancrer les apprentissages et de garder un rythme. »
Des usages concrets au cœur du programme
Le programme s’appuie sur des outils permettant de concevoir des automatisations, d’organiser des flux de données et d’intégrer des fonctionnalités d’intelligence artificielle dans des processus existants. Les élèves travaillent notamment sur la création d’agents IA capables de traiter des informations, sur la mise en place de workflows automatisés et sur le développement de solutions no code intégrées à des environnements professionnels. Ces projets servent de fil conducteur tout au long de la formation.
Cette orientation vers la pratique reflète une évolution plus large des usages. Selon une étude de McKinsey publiée en 2023, l’intelligence artificielle générative pourrait automatiser jusqu’à 60 à 70 % des tâches dans certains métiers, tout en augmentant significativement la productivité des organisations.
Des profils à la croisée des enjeux métier et technologiques
L’intégration de l’intelligence artificielle dans les entreprises s’accompagne d’un besoin croissant de profils capables de faire le lien entre les outils et les usages. Ces profils, souvent qualifiés d’hybrides, ne sont pas nécessairement des spécialistes techniques, mais disposent d’une compréhension suffisante des technologies pour les mobiliser dans un contexte opérationnel.
« Ce qui devient stratégique, c’est la capacité à relier un besoin concret à une solution technologique », observe Noël Paganelli. « C’est cette logique d’usage qui guide aujourd’hui de nombreux projets. »
Une transformation progressive des pratiques professionnelles
L’intelligence artificielle s’intègre progressivement dans de nombreux métiers, qu’il s’agisse d’analyser des données, de générer du contenu ou d’automatiser certaines tâches. Dans ce contexte, les compétences attendues évoluent. Il ne s’agit plus uniquement de maîtriser des outils, mais de comprendre leur impact sur les organisations et leur mise en œuvre au quotidien.
Ce type de formation s’inscrit dans ces évolutions, en mettant l’accent sur des usages concrets et sur la capacité à structurer des processus intégrant des outils d’intelligence artificielle.